Job

Le livre des Proverbes, nous montre combien Dieu est sage et juste. Nous y avons appris que Dieu a ordonné le monde pour qu’il soit équitable. Les justes sont récompensés, les méchants sont punis. Autrement dit, on obtient ce qu’on mérite.

Mais juste après l’Ecclésiaste nous fait remarquer qu’on obtient pas toujours ce qu’on mérite. Il dit que le monde n’est pas toujours équitable, que la vie est imprévisible et difficile à comprendre, tout comme la fumée. Et on peut se demander : Dieu est-il vraiment sage et juste?

C’est cette question qui sera explorée dans le dernier livre de sagesse: Job.

Le livre débute avec cette histoire étrange qui se déroule dans les cieux. Les cieux sont décrits comme une sorte de centre de commandement divin. Dieu est là avec ces créatures angéliques appelées « les fils de Dieu » et elles se présentent devant Dieu pour le servir. Dieu leur fait remarquer son serviteur Job il leur montre à quel point il est un homme juste et bon.

Et puis l’une de ces créatures angéliques s’approche. Les hébreux se réfèrent à lui comme « Le Satan ». Ce nom est un titre qui signifie littéralement : « celui qui est contre ». Au sein de ce rassemblement il est celui qui va questionner Dieu sur sa manière de gouverner le monde. Il va émettre l’idée que Job n’aime peut-être pas véritablement le Seigneur mais qu’il est une bonne personne seulement parce que Dieu le récompense. Si on lui retirait toutes les bonnes choses que Dieu lui donne on verrait mieux les couleurs de Job.

Dieu accepte donc de faire l’expérience et autorise le Satan d’infliger de la souffrance à Job. Job va perdre toutes les personnes et toutes les choses auxquelles il est attaché. Il est dévasté… Et il ne mérite rien de tout ça, Dieu l’a dit lui-même.

La chose remarquable est qu’au milieu de toute cette souffrance, Job adore toujours le Seigneur durant les chapitres 1 et 2. Au chapitre 3, on découvre comment il se sent réellement à l’intérieur : il laisse jaillir ce poème qui révèle sa désolation, une longue plainte maudissant le jour de sa naissance.

Après cela, quelques amis de Job viennent lui offrir conseil. Et tous lui disent : « Job, tu as dû faire quelque-chose de terrible pour mériter ça. » Après tout, nous savons que Dieu est juste, et que le monde est régit par sa justice et son équité. Donc, Job a forcément mérité ce qui lui est arrivé.

Et durant les 34 chapitres suivants, les amis et Job vont et viennent – par de pondéreux poèmes hébreux -. Ses amis n’arrêtent pas de spéculer sur pourquoi Dieu l’a-t-il punis. Ils font même une liste de tous les péchés hypothétiques que Job a dû commettre. Mais après chaque accusation, Job défend son innocence … et il est vraiment innocent !

Ses émotions naviguent sur des montagnes russes : àcertain moment il est très confiant sur le fait que Dieu est sage et juste, et à d’autres moments il doute de la bonté de Dieu… Il va même jusqu’à accuser Dieu d’être irréfléchi, injuste et corrompu. A la fin du dialogue, Job demande à Dieu de venir et de s’expliquer lui-même en personne. Et Dieu accepte.

Dieu apparaît sous la forme d’un grand orage.Il ne donne pas à Job une réponse directe. Il ne lui parle pas de la conversation avec le Satan. Il emmène Job dans une visite virtuelle de l’univers et lui montre à quel point le monde est grand. Il lui demande si il serait capable de le parcourir ou de le comprendre. Il montre à Job tous les détails du monde, les choses qu’on pourrait voir tous les jours mais qu’on ne comprend pas du tout. Mais Dieu les comprend, il connait toutes ces choses intimement. Il est attentif à la beauté et aux opérations de l’univers d’une manière que l’on ne peut imaginer et qui nous est totalement inaccessible.

Pour conclure, Dieu montre à Job deux créatures fantastiques et se vante de leur grandeur. Elles sont dangereuses et nous tueraient sans l’once d’un remord. Et Dieu dit qu’elles ne sont pas maléfiques, elles font partie de sa bonne création.

Du point de vue de Job, il semble que Dieu n’est pas juste. Mais la perspective de Dieu est infiniment plus grande. Il interagit avec un univers immense et complexe quand il prend des décisions. Et c’est cela que Dieu appelle : sa sagesse.

Dieu laisse son Job en état d’humilité : il ne saura jamais pourquoi il souffre. Et à présent il est capable de vivre en paix et dans la crainte du Seigneur.

Mais le livre ne se finit pas ainsi puisque après cela, Dieu lui accorde le double de tout ce qu’il avait perdu. Et ça aussi c’est surprenant. Ce n’est pas une récompense. Le livre vient d’expliquer que tout ce qu’a perdu Job n’était pas une punition. Tout ce qu’il récupère n’est pas mieux une récompense. Apparemment Dieu, dans sa sagesse, a décidé de faire un cadeau à Job. Nous ne savons pas pourquoi. Ce que nous savons c’est que Job est désormais le type de personne qui ne se soucie plus des choses qui lui arrivent – plaisantes ou déplaisantes – il peut faire confiance en la sagesse Dieu.

Ces notes ont été adaptées de la vidéo de The Bible Project sur les Proverbes.


Retrouver l’ensemble de la série

  • - Cette série est tirée du site The Bible Project. Les livres de sagesse de l’Ancien Testament offrent trois perspectives différentes sur la manière de bien vivre dans le bon monde de Dieu. Ils révèlent la sagesse recueillie de générations de personnes pieuses et nous invitent à considérer la complexité et la simplicité de la vie …

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