Ma force s’accomplit dans la faiblesse

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Mais il m’a dit: Ma grâce te suffit; car ma force s’accomplit dans la faiblesse. Je me glorifierai donc plus volontiers dans mes faiblesses; afin que la force de Christ habite en moi. C’est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les opprobres, dans les misères, dans les persécutions, dans les afflictions extrêmes pour Christ; car lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.
2 Corinthiens 12:9-10

« Ma force s’accomplit dans la faiblesse ». Parfois, j’ai l’impression que certains ne comprennent pas ce que cela signifie. « Facile à dire … », dit-on. Comment peut-on être fort dans sa faiblesse… Aujourd’hui, certains pensent qu’il s’agit d’affronter ses épreuves « la tête haute », se forcer à aller bien, positiver … Parfois, cela peut même aller jusqu’à cacher ses émotions, son ressenti, … « Je dois être forte, je peux le faire, j’y arriverai, je gère … ». Mais justement, je pense que c’est exactement le contraire : JE ne suis pas forte, JE ne peux pas le faire, JE n’y arriverai pas … Pas très enthousiasmant tout ça, n’est-ce pas ? Pointez-vous au travail et dites « Je suis incapable », on risque de vous rire au nez (« il veut pas évoluer dans sa carrière celui là ? ») et de vous faire coacher sur l’estime de soi. Pourtant, ce n’est qu’au moment où j’accepte que JE suis incapable que Dieu peut me montrer à quel point, Il est capable. Ce n’est pas MA force qui s’accomplit dans la faiblesse (d’ailleurs, cette phrase n’a pas de sens), c’est bien SA puissance. C’est exactement ce que Paul écrit dans ce verset. Et dans une grande partie de sa lettre aux Corinthiens, il parle de cette faiblesse (non pas pour se vanter à la manière des hommes, mais pour montrer à quel point Dieu agit dans ces moments là).

Mes frères, regardez comme le sujet d’une parfaite joie les diverses afflictions qui vous arrivent, Sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que l’ouvrage de la patience soit parfait, afin que vous soyez parfaits et accomplis, en sorte qu’il ne vous manque rien.
Jacques 1:2-4

Quand j’étais plus jeune, j’ai un jour demandé à Dieu des épreuves. Je « savais » que ce serait bon pour moi, pour ma foi, pour ma relation avec Dieu, c’était « simplement » ma prière suite à une méditation sur les épreuves. Je ne mesurais pas vraiment l’impact de cette demande. Dieu a permis. Non, ce n’est pas un Dieu sadique qui aime faire du mal à ses petites créatures. Dieu est bon, infiniment,  Il voit bien au delà de notre perception du monde, ses pensées sont incomparables aux nôtres. J’ai souffert, j’ai dû crier à Dieu de me sortir de là, j’en avais franchement assez, et je me demandais « Pourquoi ?? » … Ce n’est qu’avec le recul que j’ai compris que c’était « simplement » la réponse à cette prière. Dieu ne tente personne, mais c’est l’épreuve de notre foi qui produit la patience. On peut être surpris d’entendre des chrétiens demander à Dieu de les briser. « Brise-moi ! » On a tendance à penser qu’il serait mieux de demander « Bénis-moi ! ». En fait, je pense que c’est la même chose. Dieu me bénit quand Il m’apprend à être plus dépendant de Lui. Et pour que je renonce à mon autonomie, Il a parfois besoin de me briser.

Voilà ce qui fait votre joie, même si, actuellement, il faut que vous soyez attristés pour un peu de temps par diverses épreuves : celles-ci servent à éprouver la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant disparaîtra un jour ? Mais beaucoup plus précieuse que l’or périssable est la foi qui a résisté à l’épreuve. Elle vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra.
1 Pierre 1:6-7

Un petit mot sur notre attitude vis-à-vis de ceux qui passent par des épreuves : « Eh mon frère, réjouis toi, c’est bon pour toi !!! » (ou comme le dit Jacques : « Au revoir, mes amis, portez-vous bien, restez au chaud et bon appétit »). Une épreuve est un fardeau parfois très lourd à porter. Il ne s’agit pas de minimiser les souffrances des autres (et les pousser, sans le vouloir, à cacher leurs peines). Dieu nous appelle à nous supporter les uns les autres, porter nos fardeaux, pleurer (et pas se réjouir) avec ceux qui pleurent … Non, notre frère n’y arrivera pas tout seul. Si un membre souffre, les autres membres souffrent avec lui. Et nous grandirons ensemble vers celui qui est la tête : Jésus-Christ.

Au contraire, en exprimant la vérité dans l’amour, nous grandirons à tous égards vers celui qui est la tête : le Christ.  C’est de lui que le corps tout entier tire sa croissance pour s’affermir dans l’amour, sa cohésion et sa forte unité lui venant de toutes les articulations dont il est pourvu, pour assurer l’activité attribuée à chacune de ses parties.
Ephésiens 4:15-16

Alors voilà, j’apprends tous les jours à reconnaître la puissance de Dieu dans ma faiblesse, à arrêter de compter sur moi-même, à saisir la main de Dieu et accepter qu’Il prenne tout en charge à sa façon, par sa Parole, par un miracle inexplicable, par la main tendue d’un frère ou une soeur sans faire semblant que tout va bien quand ce n’est pas le cas.

Cet article a été publié la 1ère fois le 11 mars 2016 sur mon ancien blog.

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